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Le Vin de Rhubarbe


C'est bon , facile à faire et à la portée de tous

Bien des personnes désirent faire du vin de rhubarbe mais répugnent de devoir appliquer une méthode qui leur semble compliquée.
Voici donc un procédé simple devant leur permettre de fabriquer un vin agréable sans utilisation de matériel spécial et surtout sans mesures rebutantes.

1. Récolte:

Couper des batons bien sains sans pouriture, les laver, les sècher et les couper en morceaux grossiers de 2 à 4 cm. Placer les morceaux en sachets en notant soigneusement les poids. Placer au congélateur (sans mettre sur super).
C'est la congélation qui par la formation de cristaux de glace va briser les cellules des tiges et permettre une extraction du jus plus aisée.
Laisser les morceaux au congélateur minimum 48 heures mais ils peuvent rester 6 mois ou plus si manque de temps.

2. Degel et macération:
Suivant la quantité il faudra prévoir 1 ou 2 jours de dégel si celui ci a lieu à température ambiante.
Quand les morceaux sont dégelés il faut encore prévoir 1 ou 2 jours de macération de manière à obtenir un goût plus prononcé.
Si on ne dispose pas de place dans un congélateur on peut quand meme procéder comme suit. Couper les batons comme pour la méthode précédente et les placer dans un ou plusieurs récipiends non métalliques (par exemple un seau en plastique alimentaire). Saupoudrer avec 1 kg de sucre cristallisé par récipiend de 10 litres.Il faudra tenir compte de ce sucre ajouté.
Couvrir et laisser macérer 1 ou 2 jours.

3. Pressage:
Le jour choisit récupérer en le versant tout le liquide, mesurer soigneusement et noter le nombre de litres obtenus.
Placer les morceaux dans une presse (c'est l'idéal) ou sinon extraire le maximum de jus avec une étamine. Presser, mesurer noter et ajouter au jus déja obtenu.
Pour le pressage de la rhubarbe il n'est pas indispensable de placer les morcaux dans des sacs ou des toiles car il n'y a pas de danger de passage au travers des lattes de la presse.

Placer le jus dans une tourie avec en
proportion pour - 10 à 12 litres de jus
                          - 8 à 10 litres d'eau
                          - 4 à 5 kg de sucre cristallisé
Ce qui nous donnera un total d'environ 25 litres.
A noter qu'il ne faut remplir la tourie qu'au 2/3 au maximum car le jus va mousser en fermentant. Dans notre cas nous prendront une tourie de 34 litres.
10 litres de jus c'est ce que l'on recueille en pressant 15 à 20 kg de tiges.

4. Neutralisation de l'acide oxalique:
Avant de mettre l'eau et le sucre dans la tourie il est conseillé de neutraliser l'acide oxalique de la rhubarbe. L'acide oxalique est présent dans les pétioles de rhubarbe en petite quantité mais aussi dans notamment les épinards, l'oseille, les bettes, la betterave rouge ou encore le persil. La consommation régulière et exagérée des sels de l'acide oxalique pourrait conduire à une certaine déminéralisation du corps. Cependant il est facile de le neutraliser. Délayer 20 gr de carbonate de calcium ( pour 10 litres de jus) dans un peu d'eau et ensuite le mélanger au jus pur. Bien mélanger à plusieurs reprises. Attention il y réaction dégagement de gaz et production de mousse. Lorsque l'agitation ne provoque plus ou peu de réaction laisser reposer 12 à 24 heures pour laisser déposer la couche crayeuse.
Soutirer en ne prenant que le jus clair.

5. Ajout du sucre:
Dissoudre le sucre dans l'eau en le faisant chauffer et en mélangeant jusqu'au moment ou le liquide redevient clair. Laisser tiedir l'eau sucrée. On peut dissoudre facilement 1 à 2 kg de sucre dans 1 litre d'eau.
Lorsque la tourie est remplie (au 2/3 max) par le jus, l'eau et le sucre celle ci sera fermée par un linge serré par un élastique et ceci pour permettre l'accès de l'air mais empêcher l'invasion des poussières et des mouchettes.

6. Levurage:
Préparer la levure en diluant celle ci dans 20 cl d'eau tiède à 30°C + 1/2 morceau de sucre. Mélanger plusieurs fois pendant 20 minutes (pas plus).
L'emploi de levures de vin est nécessaire pour éviter les fermentations spontanées et non controlées par des levures sauvages.
Les levures conseillées sont:
Steinberg--Riesling--Bordeaux--Fermiblanc--Aromatic--Sauternes …
Verser la levure hydratée dans la tourie.

Dès les signes de fermentation (mousse, crépitements) la tourie est garnie d'un bouchon (ou capuchon) à trou garni d'un barboteur. Le barboteur est un petit siphon que l'on garnit d'eau et qui permet la sortie des gaz de fermentation tout en empêchant l'accès de l'air dans le jus.

De quelques heures à 24 heures plus tard la fermentation à démarré et le gaz sort par le barboteur. Cela dure 1 ou 2 semaines.

Lorsque le barboteur devient muet, il convient de placer la tourie au froid et en position haute (ce qui permetera de la soutirer facilement). Ne plus la bouger pour éviter de remettre la lie en mouvement.

7. Soutirage:
4 à 5 semaines après le début des opérations, il faut soutirer dans une autre tourie plus petite en ne prenant que le vin clair et en laissant la lie. Le goûter pour juger de la qualité.
Veiller à ce que la nouvelle tourie soit pleine pour limiter le contact avec l'air. Replacer le barboteur et laisser reposer 2 mois au frais.

Soutirer à nouveau  2 à 3 fois à 2 mois d'intervalle et si le vin est bien clair on peut envisager de le mettre en bouteilles, sinon attendre et soutirer à nouveau.

8. Mise en bouteilles:
Juste avant la mise en bouteilles on peut par un dernier soutirage ajouter 1 gr de métabisulfite par 10 litres de vin (c'est pour le protéger)


Boucher les bouteilles avec des bouchons de liège si c'est pour conserver plus de 1 an. Si c'est pour boire rapidement les bouchons en plastique (moins chers) conviennent parfaitement.
Si l'on a utilisé des bouchons de liège il est utile de tenir les bouteilles debout pendant quelques jours pour permettre au bouchon de prendre la forme du goulot).
Par la suite on place des étiquettes et on couche les bouteilles.

9. Dégustation:
Le vin de rhubarbe peut se boire quelques semaines après la mise en bouteille mais si on a de patience peut se conserver en bonifiant quelques années.

A votre santé.


Vin de pétales de roses. 

Recette aimablement transmise par Paul Bourguignon.

Récolter 5 litres de pétales de roses. Pour 10 litres de vin, on emploie entre 2 et 5 litres de pétales. Laver délicatement les pétales et enlever les petites pointes blanches (ou la pétale est attachée). Prendre des roses fleuries du jour même, qui sentent bon et de couleur foncée.

Mettre les pétales dans un récipient en plastique ; ajouter 11 litres d'eau tiède et 2 kg de sucre.
Ajouter ensuite 78 grammes d'acide tartrique, plus 6 gr de sels nutritifs et 3 gr de tanin blanc.

Faire un pied de cuve avec le jus c'est à dire prendre 0,75 litres de jus + 3,5 gr de levure Bioferm Aromatic.

Calculs : Pour un vin à 13° il faut 17 gr de sucre * 13° = 221 gr/litre.
Sucre à ajouter = 221 gr * 13 litres = 2.873 gr
Acidité = 6gr * 13 litres = 78 gr (déjà mis)
Volume du sucre : 2,873 kg * 0,6 =  1,8 litres.

Total en tourie : eau    11 litres
  Sucre  2,8730* 0,6 =   1,8 litre
Soit + ou -       13 litres

Ici Paul nous signale que :

Il a enlevé les pétales au 1er soutirage. La fermentation à duré 15 jours.
Il a sulfité à raison de 1,5 gr pour 10 litres au 1er soutirage.
Ensuite il a mis le reste du sucre soit 0,873 kg.
Au 1er soutirage le vin est sec et c'est pour cela qu'il a sulfité en ajoutant le reste du sucre pour ainsi empêcher  la  reprise de la fermentation.

Au total 13 litres de
vin de roses délicatement parfumé.